Le divan du placard

Nostalgies dérisoires ou témoins de nos dérives, des objets inutiles s’incrustent chez nous, dans les armoires, sur les étagères..
Ils jouent le blues du placard. Ils obstruent le studio, ils ramassent poussière, ils squattent le quotidien .
Il y a dans un placard nos vêtements d’avant, doubles peaux sacralisées. Ils ont vu ou frôlé des amis et des amies, ils ont revêtu d’autres temps. Pas question de jeter les vêtements, car eux ne sont pas partis et n’ont pas changé.
Il y a bien sûr les souvenirs d’un tel ou de tel lieu. Pour le jour où l’on vous demandera : d’où viennent ces toucans en bois? Là vous désignez, débonnaire, le casque d’explorateur ou la casquette d’amiral qui font de vous un discret Corto Maltese, même si vous n’êtes allé qu’à Montreuil sur Mer.
Car il y a aussi les témoins de la personne que l’on aurait dû être. Ce chevalet de peinture, pour le jour où l’on sera Van Gogh. Ces composants électroniques, quand on saura monter cette radio, le mode d’emploi est à côté. Plus qu’à le faire, et la famille attendrie nous appelera ingénieur. En attendant Von Braun, on est Lagaffe.
Tous ces machins inutiles nous culpabilisent : tu n’es plus comme-ci, tu ne seras pas comme ça, tu ne sais pas faire ça.

Grand-père avait fait construire une aile à son pavillon de banlieue, juste pour y fourrer des vieux journaux et un piano désaccordé. L’affectif thésaurisé nous terrorise. Erik Satie paraît-il ne jetait rien, vivait dans un amoncellement d’objets dont le niveau finit par monter jusqu’à faire disparaître le piano droit. Au lieu de s’en débarrasser, il acheta un autre piano et le plaça au dessus du premier.
Des clochard(e)s se trimballent avec des sacs en plastique contenant des univers fictifs. Plus on est pauvre, plus on est seul, plus on a de sacs. Tout le monde achète des trucs et des machins: toute une vie d’efforts pour posséder des palliatifs.
Et Boltansky mon kiki qui nous transforme en objets de placard…

Pourquoi ne pouvez-vous ni les jeter ni les utiliser?
A vos appareils photos, à vos claviers: c’est la psychanalyse du placard!

Joignez une photo si possible, en la plaçant sur le web ( par exemple avec http://www.flickr.com/ ) puis en copiant ses coordonnées dans le commentaire.
Commentez les objets des autres. Donnez des conseils. Quelqu’un peut vous dire pourquoi vous gardez ça et qu’en faire.

De : Jérôme Fitère
Site sous Licence Art Libre.
http://wp.reseaudart.org/
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LE STYLO-PLUME EN PLASTIQUE

Bah, il est là. Sur une étagère, vertical dans une boîte à thé, en compagnie de crayons cassés, d’une règle loupe tout aussi oisive, et d’un compas attendant un improbable cercle, pour se dégourdir les jambes. Il date de l’école, il marquait l’index de durillons encrés. Avec lui on écrirait de meilleures rédactions, c’était sûr…
Il n’est qu’en plastique. On s’était offert ça avec nos moyens. Pas de marque; c’est quelle cartouche? Pas le temps de s’en occuper.

Est-ce qu’on jette son enfance? Il est là.

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La Boîte à Gros Mots

de Isabelle V.
23 mars 2011

Cette boîte date de l’époque où on comptait encore en francs. Je ne sais plus comment une telle kitscherie a pu atterrir chez nous : sans doute le reliquat d’un cadeau quelconque contenant des œufs et poules en chocolat ou bien un assortiment de petits savons et huiles de bains. Toujours est-il qu’à l’époque où les enfants ont commencé à fréquenter le collège et à apprendre des gros mots, il a fallu sévir, et c’est dans cette boîte qu’ils devaient déposer l’amende de 1 franc pour chaque gros mot proféré à la maison. Inutile de dire que les parents aussi, ont dû parfois payer leur écot. Au bout d’un mois ou deux, la somme engrangée permettait de se payer un cinéma en famille. Après six mois, chacun contrôlant un peu mieux son langage, la boîte à gros mots récoltait encore de quoi acheter des chouquettes le dimanche. Puis, elle est peu à peu tombée en désuétude et maintenant elle prend la poussière sur un coin d’étagère coincée sous l’escalier. Il reste encore une pièce de 10 francs au fond de la boîte.

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Comme une saveur de première gorgée de bière…
hélas j’ai perdu la photo, peut-être lors d’un couper/coller fini sans colle.
Ô mystérieuse Isabelle V., pouvez-vous me la renvoyer?

Perso j’ai une boîte à bugs. Chaque fois que Windows plante un copier coller – et même si c’est moi, c’est la faute de Windows,- Bill Gates met un € dedans. Pour le ciné j’ai ainsi pu racheter la Gaumont, et avec toutes les chouquettes je suis bon pour huit ans de Weight Watchers.
J.
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Crel Pin Pan 23 mars 2011

LE VIRUS SAM BOT

Je suis une grande collectionneuse de figurines, de vinyles…
ils sont entrés chez moi comme un virus, qui se propage à grand pas dans mon appartement, ne me laissant aucune place.
Je fais à présent partie des meubles, réduite au statut d ‘objet,.
Figée sur place !

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Merci à Miss Pin Pan.
5 paires de lunettes de soleil, on en est pas encore chez la veuve Marcos et ses dix mille paires de pompes. Encore un effort!
les lunettes, le chapeau…on t’a reconnu!
si un virus se propage “à grand pas” dans ton appart, achète lui une paire de bottes.
le site de Miss Pin Pan ( les pompiers )

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Aude
Envoyé le 27/03/2011 à 11:55

La tortue tirelire

J’ai du avoir cette tortue pour mes deux ou trois ans. Je la trouvais stupide avec sa langue rose tirée sur le côté alors que la tortue, la vraie, est complètement inexpressive. Je ne comprenais pas étant petite. Je l’aimais bien tout de même, pour sa jolie couleur vert pomme. J’y mettais mes petites économies, je ne sais plus à quoi elles me servaient. Ce que je préférais, c’était compter mes pièces. Cela n’a pas fait de moi un génie en mathématiques pour autant. J’enlevais le bouchon en caoutchouc placé sous son ventre, je vidais le trésor qu’elle gardait jalousement dans sa carapace et j’entassais mes pièces par parquet de dix francs pour faciliter mes comptes. Je me souviens l’avoir cassée une fois, mais le souvenir me paraît fabriqué tant mes parents se sont empressés de me racheter le même modèle. Je n’ai pas eu le temps d’avoir du chagrin ! Aujourd’hui, le bouchon en caoutchouc s’est déchiré et je ne peux plus l’utiliser en tant que tirelire. Pourtant, je n’ai jamais réussi à m’en séparer peut-être parce que je reste touchée par le geste de mes parents, partis à la recherche d’un modèle identique plutôt qu’un autre tout à fait différent.

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Merci
Demain, dès l’Aude…

j’irai voir ton site : http://www.facebook.com/autrementvetement
J

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Mon, 28 Mar 2011 00:18:37
De: Avi

“Quand dans la nuit, je n’entendrai plus, en t’écoutant, le bruit que fait mon coeur – Dormir dans les regrets et l’amertume. “

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envoie la photo si tu veux mon Avi

Objets trouvés d’Avi : http://toutelasemaine.blogspot.com/
J.

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De : Emma
Date: Mon, 28 Mar 2011 00:18:37 +0200


les cassettes video des grands classiques du ciné que tout le monde à deja vu plus des livre classique parce que c des antologie mythique et on y prete une affection particulirer malgres quon les a deja vu ou deja lu

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Mairsi Emma
Eh oui c toujoure bien de lai rellir, les gran klassic , Donald etc.
On peu hameliorer é aprendre à savoire pour conete une bele langue, malgres quon la metrise deja.

Le sit d’Emma : http://lescenseursdunet.blogspot.com/
J.

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de : Juliette Bentolila

Bonjour ! je suis Becky, (un agneau) !
J’ai été un doudou fidèle pendant de longues années, mais il y a sept ans je me suis dit que je n’avais plus besoin d’humain pour me tenir compagnie. Je suis dans le placard depuis tout ce temps. C’est moins marrant qu’avant mais c’est plus sûr en tout cas. Je me suis fait recoudre trois fois le cou et je n’ai plus de bras droit …non, le gauche.
Au moins maintenant je suis en sécurité dans mon petit coin, … mais je vais rester encore un peu pour vérifier de temps en temps que les humains de la maison vont bien, et s’ils ont toujours la même odeur.

Bye bye !

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Merci Zuliette.

Les bras m’en tombent

le site de Zuliette sur les Piou-piou : <a href="http://pioupioustyle.blogspot.com/p/le-grand-livre-des-pioupious.html

J.

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